47e Parallèle

by LABOTANIQUE

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    La conception graphique de ce vinyle a été supervisée par Ronan Moinet, avec des photographies de Marko Ilicic, faisant la part belle à la Cité Radieuse du Corbusier, et à la Jungle Intérieur d'Evor (oeuvre du Voyage à Nantes).

    Édition vinyle 33T (12″) – 150g. Pochette intérieure colorée. Limité à 300 exemplaires. Pressé par Optimal Média.

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  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    La conception graphique de ce cd a été supervisée par Ronan Moinet, avec des photographies de Marko Ilicic, faisant la part belle à la Cité Radieuse du Corbusier, et à la Jungle Intérieur d'Evor (oeuvre du Voyage à Nantes).

    CD Digisleeve + Livret intérieur 4 pages

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1.
01:26
De retour d’une expédition au long cours, sous les tropiques Deux explorateurs, un poète français et un botaniste russe Ont ramené dans leur vaisseau les mystères de l’Amazonie Tout juste débarqués de ce côté du globe LABOTANIQUE se fait nomade, touristes arpenteurs de bitume Au dessus du 47eme parallèle, les arbres ne sont que des tours de béton Alors il est l’heure de poursuivre notre route De nous frayer un chemin au milieu de cette urbaine jungle L’heure de redécouvrir ses méandres, là où se lamentent les sirènes à la dérive L’heure de plonger dans la canopée de béton Auditeurs, prenons racines L’aventure ne fait que commencer !
2.
Relation ambigüe avec cette ville Une bagarre incessante balafrée d’indifférence Je souhaite souvent te quitter lassé de ta silhouette De tes rythmes effrénés Mais loin de ton égocentrique planète Je cesse de tourner Boulevard est précipice d’indifférences Immenses les buildings bâtis dans ma ville Sur mes pupilles amas de béton qui brille C’est la silice qui culmine ici Direction quartier des affaires Prison de verre Ou directeur en mal de mer gère l’économie bancaire C’est la finance qui vocifère Il va falloir s’y faire J’n’saurais oublier dès l’aube les routines Auxquelles on s’accoutume débordé la roue tourne Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je maudirais l’odeur de la pluie sur le sol Alcaline et brutale quand le béton somnole Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme En bas du bâtiment Les investisseurs attendus fument dernière cigarette Ajustent leurs costumes devant passant ébahis Le bitume sous leurs mégots se consume On consomme dans la métropole Des mets des quatre coins du globe Bo bun a emporter, poulet mafé Tajine face au marché Mélangez les épices et les cultures Et cultivez ce bouillon de futur Mais gentrification a chassé prolétaires Périphérique univers J’n’saurais oublier dès l’aube les routines Auxquelles on s’accoutume débordé la roue tourne Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je maudirais l’odeur de la pluie sur le sol Alcaline et brutale quand le béton somnole Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je n’saurais oublier l’air pourri du périph’ Tes foules affolées qui tous les jours s’y glissent Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je voudrais oublier tes regards qui piétinent Tes visages assoupis, tes foules anonymes Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je pourrais décrire le temps qui se presse Les passants qui passent, l’espace qui m’oppresse Je rêve d’un endroit où le soir on s’attarde Bien loin du vacarme de ton macadam Je devrais oublier toutes les années qui filent Dans tes métro bondés, sous les fumées d’usines Voici le vague-à-l’âme de la promiscuité Mais nos vies se laissent dans villes voguer J’n’saurais oublier dès l’aube les routines Auxquelles on s’accoutume débordé la roue tourne Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je maudirais l’odeur de la pluie sur le sol Alcaline et brutale quand le béton somnole Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je serais tenté de voir la misère qui trime Devant les vitrines les mégots qui trainent Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Je voudrais que s’éteignent le soir tes lumières Revoir la nuit noire et les étoiles du ciel Mais ma ville a son charme Ma ville a son charme Mais ma ville a son charme Mais ma ville a son charme ...
3.
En Lettre rouge 22h tatoué sur les poignets La foule bouge, il est l’heure, les pieds se mettent à danser Devant les portes closes, le visage du vigile est figé Dedans c’est la basse qui groove Nul besoin de la dure réalité Il convient de la laisser de côté Tout débute alors au bar avec deux verres Vite engloutis sur le comptoir Vides et la soirée démarre Démarche cadencée dans ce décor Les nuques ondulent Les corps désordonnés se déhanchent Les cœurs battent la mesure Les regards se croisent et se flattent, flotte la démesure Prêts pour tenter l’aventure Entre les quatre murs de la boite de gauche à droite Les individus dansent... dansent en baskets blanches La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique Le strobo’ nous examine depuis maintenant quelques heures, à l’intérieur de cette boite à musique... quand happé par la mécanique des têtes qui tournent, je me permets un tournant inattendu. Les lumières ne sont plus semblables à celle de l’atmosphère froide dans laquelle nous étions plongés. Ici ce n’est plus la chimie du néon mais le soleil qui brûle nos peaux. Spectateur de ce petit paradis où les clients sont teintés de bronze, où dans le dos s’écoule le sable chaud tel une entêtante mélodie, luxure du temps qui ne s’étend plus. Entre les quatre murs de cet espace infini, les contours de notre petite vie sont devenus un horizon immense qu’il nous faudrait explorer. Petit cocon quotidien s’est mué en sphinx qui danse. Mais face à mes pupilles la synthèse prend fin dans le silence... et c’est la basse qui recommence ! La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique La basse lourde tabasse dans la boite à musique La foule sourde s’amasse dans la boite à musique
4.
04:04
Dès le départ, le bleu cobalt De nos écrans laisse Peu de place Sourire de glace, blanches baskets Café noir en terrasse L’index tape Son regard de marbre me fait face Téléphone elle caresse L’alarme ne cesse Envoie valser le temps l’espace Quoi que je fasse, barrières se dressent ... Et moi je reste. Le soleil de plomb donnait pourtant à ces yeux bleus Un air de ciel De ceux qui suggèrent, l’amour et la matière Ces cheveux de blond étaient citron sur l’horizon Zeste d’agrume qui agrippe le cœur tel une enclume Comme dans les contes j’aurais préféré vous dire Tout’c’qu’on raconte, le temps qui s’étend devant l’amour Qui s’arrête et suspend sa course Mais rien de tout c’la n’arriva, son téléphone sonna... Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Le bleu des écrans nous empresse De mettre nos vies en suspend Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Le bleu des écrans nous empresse Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Le bleu des écrans nous empresse De mettre nos vies en suspend Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Téléphone en main on s’empresse Sous l’emprise de nos écrans. Un peu plus tard un deuxième verre Je sirote son histoire Entre ses lèvres Soleil du soir rouge atmosphère D’un instant éphémère Carmin dans l’air Les pieds sur terre, la tête en l’air J’oublie tous mes déboires Toutes mes galères Mais soudain sa sonnerie me désespère Retour amer de l’ordinaire Tout ça m’sidère... J’voulais pourtant nous imaginer filer le parfait amour Ne pas tomber dans le cliché Toi, moi et quelque selfies Aujourd’hui dans nos vies le téléphone s’est greffé Les relations sont glaçantes Attention la redescente Le bleu des écrans nous oppresse, Le bleu des écrans nous oppresse, mais qu’avons-nous fait ? Le bleu des écrans, nous oppresse, mais qu’avons-nous fait du présent ? Téléphone en main on s’empresse sous l’emprise de nos écrans. Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Le bleu des écrans nous empresse De mettre nos vies en suspend Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Le bleu des écrans nous empresse Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Le bleu des écrans nous empresse De mettre nos vies en suspend Le bleu des écrans nous oppresse, Mais qu’avons-nous fait du présent ? Téléphone en main on s’empresse Sous l’emprise de nos écrans.
5.
03:42
A macadam city l’excès de bitume a plongé La ville dans un accès de crime La nuit grise s’est installée Polaris l’inspecteur se prénomme Polaris polarise ses lunettes sont sa force Polaris l’inspecteur se prénomme Toujours le bon timing, climat polaire pour le crime La ville est au bord de l’étouffement Dans ses artères grouille la pègre Le crime est devenu monnaie courante Personne n’altère les affaires Pas de barrière, il prospère Atmosphère botanique, drogue, sexe et sentiment L’ultime rempart au crime est solitaire Un inspecteur la quarantaine bien tassé Sa parka sur ses épaules posée Tempérament nonchalant Intempéries pour le vice Le regard est perforant Pas de tir intempestif Mais difficile de faire la somme des affaires Résolu par l’inspecteur dans sa carrière Seul rituel, à l’aube lunettes il enfile Vision solaire sur le crime Polaris l’inspecteur se prénomme Polaris polarise ses lunettes sont sa force Polaris l’inspecteur se prénomme Toujours le bon timing, climat polaire pour le crime Polaris l’inspecteur se prénomme Polaris polarise ses lunettes sont sa force Polaris l’inspecteur se prénomme Toujours le bon timing, climat polaire pour le crime Le rêve de l’inspecteur est d’un jour pouvoir voir la glace Quitter cette ville sans espace L’Alaska en quête de sens Ici il n’amasse que tracas Lassé les affaires le tourmentent Il rêve de laisser sa place Dire au monde que sans ses lunettes il n’est rien Commun mortel frappé par son destin Mais les sirènes le rattrapent sous brume épaisse et pluie éparse Les criminels sont tenaces, Polaris reste de glace Ses lunettes sur le nez vissées, l’inspecteur est tout autre Perché sur les cimes des plus hauts buildings, sur la ville il impose Sa vision polarisée, il opère contre le vice Mais dans c’métier c’est donnant donnant Une fois le boulot qui se termine Pour l’inspecteur pas grand chose Personne n’attend pas de femme ni enfant Ses lunettes il dépose Regard vide et cœur polaire, il s’enfuit vers le pôle La rançon du succès c’est perdant perdant Quand la cité s’enflamme du flingue il est virtuose Mais quand tout devient calme, wisky, glaçon, nevrose Polaris l’inspecteur se prénomme Polaris polarise ses lunettes sont sa force Polaris l’inspecteur se prénomme Toujours le bon timing, climat polaire pour le crime Polaris l’inspecteur se prénomme Polaris polarise ses lunettes sont sa force Polaris l’inspecteur se prénomme Toujours le bon timing, climat polaire pour le crime.
6.
03:53
Ici quand la grisaille gribouille le ciel Les tours se teignent de ce gris anthracite Les hommes se plaignent autant du temps qu’il fait Que de celui qui passe Et si le ciel nous tombait sur la tête ? Alors je guette en quête de l’éclaircie De discrets sourires lorsque nuages s’enfuient La nature ne perd pas prise, elle se réjouit Je me demande souvent A quoi cet arbre peut-il penser ? La ville ici est si dense Dans cette jungle peut-il songer ? Les racines immobiles dans le béton Il nous regarde, petit monde qui tourne en rond Les lourdes branches qui filent vers les buildings Il doit se dire, ils ont perdu la raison Il est vrai que les couleurs de l’automne Qui s’éparpillent sur un pant de montagne Ont plus de charme que ses feuilles qui somnolent Quelque part, perdues sur le macadam Entre les tours les arbres me murmurent Vous avez laissez passer les saisons Les lignes de l’horizon se clôturent L’immense nature a des nodules sur le poumon Cachés derrière des idées raisonnables Nos esprits ne sont-ils que rationnels ? Aujourd’hui ou sont passés les chamans ? Dans nos vies que sont devenus leurs totems ?

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Avec leur opus précédent, « L’aventure des plantes », LABOTANIQUE nous faisait voyager au milieu de l’Amazonie, dans les salles de concerts du vieux continent et jusqu’aux limites du cosmos... Aujourd’hui le duo a choisi de revenir à Nantes, son port d’attache: coordonnées 47°13’N ; 1°33’O !

C’est ici, au dessus du «47e Parallèle» que l’odyssée se poursuit. Véritable cartographie d’une ville en mouvement, ce nouvel opus, arrangé et mixé par Raphaël d’Hervez (Futur Records), nous invite à reconquérir notre quotidien et à questionner le rythme effréné de nos vies... Une plongée dans la canopée de béton !

credits

released March 29, 2019

Ecriture : Ronan Moinet
Composition : Thomas Cochini
Arrangement, Mixage & Mastering : Raphaël D'hervez
Voix additionnelles : Jordane Saunal
Photographie : Marko Ilicic
Conception Graphique : Ronan Moinet
Enregistré à la Maison du Futur durant l'été 2018
Photographié dans la Jungle Intérieure d'Evor en septembre 2018

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LABOTANIQUE Nantes, France

Au beau milieu de la ville ou dans les grands espaces, la nature est partout. Surtout pour celui qui se donne la peine de l’entendre. Chez LABOTANIQUE, elle prend la forme d’une pop végétale, ou la création sonore se nourrit d’explorations scientifiques. Nos deux explorateurs prétendent même avoir mis au point un système pour dialoguer avec les plantes… ... more

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